Les petites cachotteries des maires sont monnaie courante dans la gestion d’une ville… il est normal d’en « garder sous la main »… Toute vérité n’étant pas toujours bonne à dire ou pouvant se révéler contre-productive. En seulement un an de mandat, François Meylan est passé maître es Esbroufe…
Ainsi donc nous avions à délibérer sur le portage par l’EPF de l’Ain pour l’achat du terrain Vannier (bande de terre située entre le parking du bijou et le Champion centre-ville) pour 870’000 euros… Mais comme l’affirme le maire, « il est trop tôt pour dire exactement ce que nous y ferons » (la liste des projets à caser est tellement conséquente (promesses de campagne inconsidérées?): cinéma, logements sociaux, maison des cultures, parking(?)…). Le portage par l’EPF à l’avantage de ne pas endetter la commune tout de suite et de ne payer pendant 4 ans (reconductibles, cela a été souligné sait-on jamais..) que les intérêts (1,5% l’an). Cela donne une marge de 8 ans à notre équipe pour trouver un projet. C’est plus qu’un mandat…
Dans la délibération suivante, Notre collègue François Kiensler nous a expliqué le principe des PUV (Petite Unité de Vie). Concrètement, un petit immeuble de 25 logements pour personnes âgées non dépendantes, la structure bénéficie d’un gardien/surveillant/aide et de locaux communs en plus des appartements pour 1/2 personnes (exemple, les Berges du Lion à Ornex). Il s’agit donc de se porter candidat pour héberger une de ces structures auprès du département (le Conseil Général n’étant pas prompt à en assumer l’investissement partout où il y en a besoin (même si les loyers payés par les résidents remboursent ensuite le coût et le fonctionnement). Les communes vont donc se « tirer la bourre » pour être sélectionnées (porte ouverte aux bas coups politiques entre voisins, on sait faire dans le Pays de Gex)… A la question logique « Où projetez-vous d’installer cette PUV (la mairie doit fournir le terrain)? ».. réponse du maire: « Nous avons bien une petite idée mais nous ne pouvons pas vous le dire pour l’instant… » Malgré l’insistance de plusieurs conseillers, le silence est de mise… Grandiose!!!
Hier donc, au conseil municipal, comme l’a souligné note collègue Christophe Paillard, « il nous faut acheter un terrain sans savoir ce que l’on va faire dessus d’une part et se porter candidat pour construire un équipement sans savoir où on va le localiser…« . Comprenne qui pourra!
Le mois de juin est donc bien celui des devinettes à la mairie de Ferney… A suivre, la lourde conséquence financière des promesses électorales en matière d’urbanisme et le logique revirement… à Ferney… un PLU pour rien!