On attribue à Colbert le bon mot selon lequel «l’art de lever l’impôt consiste à plumer les oies sans trop les faire crier».
Le maire de Ferney-Voltaire semble avoir bien intégré cette maxime. Le conseil municipal d’avril était à cet égard exemplaire, livrant une présentation de l’étude de stationnement de la ville.
Une étude et un vocabulaire orientés transforment le projet de «multiplexe» en «miniplexe»; elle réduit l’ensemble des difficultés de stationnement à des simples conflits d’usage.
En bref, avec cette étude- alibi d’étude, le maire peut lancer son programme immobilier sur le secteur du Bijou, cinéma de 1100 places, maison des cultures, logements sociaux, car il n’y pas de problèmes de stationnement, il faut simplement agrandir la zone bleue et augmenter les contrôles policiers et faire un curieux mélange parkings privés et publics, certainement une des spécialités du maire. Des parkings qui ne devraient bientôt plus servir à rien car nos automobiles deviendront inutiles de l’avis du maire et de sa majorité dans leur cité future.
Nous ne suivons pas cette manipulation.
Revenons au plumage, la censure ne nous permet pas de présenter un tableau sur l’évolution de la fiscalité ferneysienne. La fiscalité locale est injuste : beaucoup la dénoncent car elle ne prend pas en compte les revenus réels des habitants assujettis à l’impôt. Conscient de ce problème, notre maire vient de battre bien un record en terme d’augmentation des impôts, 7% pour la taxe d’habitation et 11% pour le foncier bâti. Avec l’augmentation prévisible des autres impôts locaux et celle de l’énergie, cette hausse est presque insupportable pour les ménages à revenus moyens. L’exonération d’une petite partie de la population n’est qu’un pansement.
Avec l’emprunt, la fiscalité, la perte de la compétence petite enfance et son retour financier pourquoi une telle augmentation, pour quels projets ? Le maire ne répond pas et se cache derrière ses études et son futur PLU.
Des actions sans issue ont pu être pour l’instant combattues et contenues comme le passage du bus F ; par contre les achats de propriétés et la vente gracieuse, voire le don des bijoux de famille peuvent encore miner les finances communales.
Le temps est venu pour les Ferneysiens de crier leur désaccord contre cette politique budgétivore et son outil le PLU.