Valérie Mouny et Pierre-Marie Philipps conseillers municipaux

Suite au départ de notre cheffe de file Fabienne Faure et de Caroline Dalmon toutes deux ayant quitté la région, Pierre-marie Philipps (6e sur la liste) et Valérie Mouny (7e) ont fait leur entrée au conseil municipal lors de la séance de mardi 4 octobre.

La séance a d’entrée démarré sur une passe d’arme à propos du remplacement de Fabienne qui avait en mars 2008 pu accéder au conseil communautaire de la CCPG comme 5e déléguée de la ville. Le maire de Ferney, se déclare favorable à l’élection des conseilleurs communautaires à la proportionnelle et au suffrage direct juste après avoir repris pour le compte de sa majorité le poste « offert » à notre liste en début de mandat… Suivant ce mode de calcul et au vu des résultats des élections 2008 il n’aurait pourtant obtenu tout au plus avec ses 37% que 2 conseillers communautaires et non pas 5… La démocratie à géométrie variable made in Ferney-Voltaire… (A noter que sa majorité par 3 votes nuls et un vote en faveur de Daniel Raphoz n’a pas souhaité donner tous ses suffrages à Christine Franquet qui a donc été désignée).

Au vu de ce résultat nous n’avons pas présenté de candidature à la place de suppléante libérée par madame Franquet (étant donc devenue titulaire). Cette démarche a semble-t-il interpellé la majorité qui pensait peut être nous satisfaire « d’une poire pour la soif » et au final c’est Carlo Forti, qui a été désigné après avoir postulé avec l’argument qu’il se rend souvent à la CCPG en tant que remplaçant (comment est ce possible?) et qui donc se sentait parfaitement à la hauteur…

Trouvée sur Léman Bleue cette vidéo (à regarder à partir de la 11e minute) montre comment les ferneysiens ressentent la culture qui leur est proposée… Et vous qu’en pensez vous? Cela contraste un peu les propos sans détails de l’adjointe à la culture qui, lors des questions diverses, a rendu compte d’un bilan de saison culturelle élogieux, usant par 3 fois le terme de « franc succès » mais sans indiquer une seule donnée chiffrée…

http://www.lemanbleu.ch/vod/agglo-lemission-transfrontaliere-30092011

Nouveau départ…

Au moment où deux conseillères de notre liste quittent Ferney-Voltaire, nous souhaitons en quelques lignes souligner leur travail et leur engagement au sein d’une équipe proche des préoccupations des citoyens et portée par le sens de l’intérêt général.

Nous avons essayé avec Fabienne Faure et Caroline Dalmon de dire la vérité, humblement mais lucidement, sans promettre la lune, ni caresser les électeurs dans le sens du poil.

Nous avons écouté nos concitoyens et avons vu combien dans l’action politique de terrain on peut mesurer la distance entre le rêve et la réalité.

Deux élu-e-s viendront prochainement rejoindre notre liste à la table du Conseil Municipal et des commissions, il-elle continueront d’exercer leur mission citoyenne en essayant d’être de ceux qui, en ces temps d’égoïsme et de morosité, modestement, s’efforcent de mettre un peu de solidarité et de convivialité entre les gens quels que soient leur statut ou leur fonction.

Pas de bannière chez Voltaire

Pas de drapeau au château pour le 14 juillet, certes à la nuit tombante, les couleurs républicaines apparurent sur la façade du château du Patriarche, mais pourquoi pour notre fête nationale, aucun étendard tricolore n’a été élevé dans un parc de l’Etat Français?

Certains diront, C’est la faute à Voltaire ou bien la majorité municipale a t’elle voulu supprimer le drapeau national comme d’autres les défilés militaires ?

Ferney-Voltaire est une terre d’accueil et de tolérance, cependant doit-on cacher notre appartenance et perdre peu à peu nos racines ? Liberté, égalité, fraternité. C’est justement ces valeurs et notre qualité de vie que viennent chercher les nouveaux arrivants dans notre pays.

Sans jouer les va t-en guerre cocardiers, ni les nostalgiques, ôter ses repères au citoyen dans le monde actuel est un choix dangereux. une rupture volontaire, qui se retrouve dans la gestion municipale. Des choix qui ne sont pas – ou plus – acceptés par les ferneysiens.

Des ferneysiens qui ne sont pas dupes de la communication municipale qui finira comme le tri sélectif des fêtes à Voltaire… Hélas, dans la même benne !

 

Daniel Raphoz

Devons nous changer de modèle de développement urbain?

Le PACA (Périmètre d’Aménagement  Concerté d’Agglomération) souhaite organiser la banlieue gessienne qui s’installe de gré ou de force dans le jardin genevo-gessien.

Un projet où Genève écrit sa musique et joue sa partition. Amer constat, enfin partagé par l’équipe municipale en place, de voir les Verts genevois grignoter la pomme gessienne.

L’économie suisse crée de l’emploi frontalier certes. Mais ce développement économique ne s’accompagne pas en parallèle à Genève de la construction de logements.

« Un emploi, un logement », un vœu qui est donc loin d’être respecté. Pourquoi Genève respecterait-elle ses engagements d’ailleurs, quand nos élus gessiens éblouis par les promesses, le tram et la compensation financière genevoise laissent bâtir à tour de bras?

Genève n’échappe pas non plus à la spéculation foncière, des pans entiers de la cité sont rachetés à prix d’or par des capitaux étrangers, ce qui repousse des habitants et les nouveaux arrivants fortunés sur le territoire français, accentuant la spéculation.

Les conséquences sont là, le coût du foncier explose, les loyers s’envolent même dans le logement social, dans lequel certains locataires voient arriver des surloyers astronomiques. Le système à deux vitesses s’ancre encore plus fort.

Face à cet exode organisé par Genève, devons nous conserver le schéma du laisser-faire établi depuis des décennies soutenu par les intérêts à court terme?

Privilégions au contraire un rééquilibrage de l’emploi et du logement, modèle éprouvé de nos voisins suisses, bien plus protecteur pour l’environnement et moins permissif dans la construction.

A Ferney-Voltaire où arrivent de nombreux projets souhaités au nom de la densité et poussés par les intérêts immédiats, il faudra bientôt chercher la verdure ailleurs. Bizarre, le nouveau PLU n’avait pas tout prévu ! Notre ville ne doit pas devenir demain un dortoir bétonné.

Devant cet enjeu majeur, les élus ont les clefs de ce changement, par des choix d’aménagement économes du territoire et soucieux de la qualité de vie des habitants, mais il faut du courage et une vision du territoire qui rassemblent les responsables gessiens et permettent d’affronter en rangs serrés nos amis genevois.