Devons nous changer de modèle de développement urbain?

Le PACA (Périmètre d’Aménagement  Concerté d’Agglomération) souhaite organiser la banlieue gessienne qui s’installe de gré ou de force dans le jardin genevo-gessien.

Un projet où Genève écrit sa musique et joue sa partition. Amer constat, enfin partagé par l’équipe municipale en place, de voir les Verts genevois grignoter la pomme gessienne.

L’économie suisse crée de l’emploi frontalier certes. Mais ce développement économique ne s’accompagne pas en parallèle à Genève de la construction de logements.

« Un emploi, un logement », un vœu qui est donc loin d’être respecté. Pourquoi Genève respecterait-elle ses engagements d’ailleurs, quand nos élus gessiens éblouis par les promesses, le tram et la compensation financière genevoise laissent bâtir à tour de bras?

Genève n’échappe pas non plus à la spéculation foncière, des pans entiers de la cité sont rachetés à prix d’or par des capitaux étrangers, ce qui repousse des habitants et les nouveaux arrivants fortunés sur le territoire français, accentuant la spéculation.

Les conséquences sont là, le coût du foncier explose, les loyers s’envolent même dans le logement social, dans lequel certains locataires voient arriver des surloyers astronomiques. Le système à deux vitesses s’ancre encore plus fort.

Face à cet exode organisé par Genève, devons nous conserver le schéma du laisser-faire établi depuis des décennies soutenu par les intérêts à court terme?

Privilégions au contraire un rééquilibrage de l’emploi et du logement, modèle éprouvé de nos voisins suisses, bien plus protecteur pour l’environnement et moins permissif dans la construction.

A Ferney-Voltaire où arrivent de nombreux projets souhaités au nom de la densité et poussés par les intérêts immédiats, il faudra bientôt chercher la verdure ailleurs. Bizarre, le nouveau PLU n’avait pas tout prévu ! Notre ville ne doit pas devenir demain un dortoir bétonné.

Devant cet enjeu majeur, les élus ont les clefs de ce changement, par des choix d’aménagement économes du territoire et soucieux de la qualité de vie des habitants, mais il faut du courage et une vision du territoire qui rassemblent les responsables gessiens et permettent d’affronter en rangs serrés nos amis genevois.